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Mardi dernier à était votée une nouvelle réforme de l'assurance chômage, celles-ci comprenait notamment le fait de ne plus indemniser un salarié licencié pour abandon de poste, en considérant cela comme une "présomption de démission".
Cette nouvelle réforme est vous pourrez vous en douter, totalement injuste pour le salarier et vient une fois de plus amoindrir le pouvoir du salarier dans le rapport de force salarier/patron.
Le but du gouvernement est claire : faire de tout les salariés des travailleurs parfaitement dociles.
Dans le détail, observons déjà les défauts qu'avait l'assurance chômage pour se rendre compte au combien cette réforme est injuste.
Avant que la rupture conventionnelle n'existe ( créer en 2008 ), le seul moyen pour toucher son assurance chômage était de se faire licencier ( pour faute mineure ou licenciement économique ) car tout comme aujourd'hui la démission ne donne pas accès à ses droits chômages .
Alors à cette époque et même après 2008 en cas de refus de la rupture conventionnelle de l'employeur, le salarié pour se faire licencier n'avait que deux options, abandonner tout simplement son poste ou faire du bazar dans l'entreprise. Cependant la deuxième solution peut se révéler contre productive car il faut veiller à ne pas dépasser les bornes afin d'éviter d'être licencier pour faute grave.
Désormais pour toucher l'assurance chômage la première solution pour se faire licencier ne sera plus possible, ce qui rend en fait compte d'une terrible injustice, celui qui détient la clé d'accès à VÔTRE
assurance chômage c'est votre patron ! En somme pour pouvoir obtenir ce qui sont VOS DROITS
vous êtes comme subordonnée, crocheté à votre employeur. Ceci est terriblement malsain dans le rapport patron/salarié, mais on reparleras de cet aspect en fin d'article.
Mais du coup, désormais que l'abandon de poste n'est plus possible, le salarier pour se faire licencier ne pourra plus que déranger le plus possible son entreprise, ce qui est également dommageable à l'employeur. En somme, vous cotisez pour UN DROIT
, tout les mois une partie de votre salaire part dans les cotisations chômage, et vous donne en théorie à un certain montant et un certain temps de chômage. Donc non, un chômeur ce n'est pas un feignant, un profiteur, un assisté, il prend juste SON DROIT, ce n'est pas vrai qu'un chômeur se la coule douce pendant que les autres triment, il à TRAVAILLÉ
pour obtenir ce DROIT, et j'insiste beaucoup sur le mot DROIT.
Oui c'est vrai que quand vous travaillez, vous cotisez pour ceux qui bénéficient actuellement de L'ASSURANCE CHÔMAGE, ce qui vous ouvre vos droits futures
en cas de chômage "mais oui mais moi je n'aurai jamais besoin du chômage"
on n'en sait rien, mais c'est comme une assurance classique, quand vous payez vous ne savez pas si ça vous sera utile un jour, et vous payez donc pour ceux qui en bénéficient, sauf que petite différence, les assurance classique étant des entreprises ont besoins de se dégager une marge, ce qui vous reviendra plus cher, d'autant plus que ces assureurs tentent de trouver la moindre petite ligne pour ne pas vous indemniser, au contraire de l'assurance chômage qui bénéficie de règles "claires" disons.
Et là on en revient au but du gouvernement : Faire des travailleurs dociles. Premièrement, ils ont précarisé le travail en "flexibilisant" le marché du travail, pour permettre aux employeurs de licencier plus facilement, ça rajouté à d'autre réformes plus certains événements conjoncturels ont participés à augmenter le chômage, ce qui à aidé à maintenir les salaires bas. Deuxièmement, ils ont renversé la hiérarchie des branches pour que les salariés puissent moins s'appuyer dessus dans le but d'obtenir une rémunération plus élevée. Troisièmement, ils ont attaqué une première fois l'assurance chômage ( à la suite le salarié gagnait moins mais plus longtemps ainsi que d'autres choses ) Ce qui faisait que l'individu, ne touchant pas assez pour vivre et assurer ses factures, essayait de retrouver le plus rapidement un travail, même de mauvaise qualité. Et quatrièmement, l'étape actuelle, rendre encore plus difficile l'accès à la l'assurance chômage, car souvenez-vous, c'est l'employeur qui détient la clé des ces DROITS ! Ceci dans le but de rendre presque comme piégé le salarié précaire.
Parlons aussi de la cinquième étape
qui rentre dans cette logique, rendre le travail obligatoire pour toucher le RSA, pour forcer les personnes à accepter des boulots aux conditions de travails douteuses et mal rémunérateurs plutôt qu'un RSA inférieure à 600 euros avec travail obligatoire. Pour conclure, pourquoi je parlais plus haut de salariés dociles ? Car en fin de compte toutes ces mesures forceront les salariés à être le plus exemplaire possible pour que l'employeur accepte la rupture conventionnelle , cela inclus surtout par conséquent de devoirs pratiquement tout acceptés de son patron et passer outre sans répliquer.
PS : Pour les salariés qui triment trouvant anormale que des personnes puissent bénéficier de 6,7,8 mois de chômage et qui se sentent prisonniers dans un métier qui les enchantent peu, ici chez ESPÉRANCE nous nous battons pour vos salaires , vos conditions de travail et aussi pour le droit au chômage en cas de démission, car on le rappelle, le chômage est un DROIT
auxquels vous cotisez !